Erreur

[OSYouTube] Alledia framework not found

Historique

Pour retrouver les racines de l'aïkido, il faut remonter dans les années 510 de notre ère, et plus précisément, en Inde. En effet c'est de la qu'ont émergé les premières formes d'arts martiaux asiatiques en s'imprégnant d'hindouisme et de bouddhisme. Il faut attendre bien plus tard pour que, après la Chine et le Tibet, ils se répandent au Japon dés le VIIIeme siècle sous l'appellation de bujutsu (techniques guerrières).

C'est ainsi que que se développe le Ju-jitsu (techniques de souplesses), à la base des arts martiaux japonais et permettant de se défendre même désarmé. Les dernières mutations s'opèrent dés le milieu du XIXeme pour aboutir aux premières formes de Budo, telles que le Judo, le Karaté, et l'Aïkido sous les traits de Morihei UESHIBA.

Pourtant,né le 14 décembre 1883, Morihei UESHIBA était de faible constitution et souvent malade. C'est sous l'encouragement de ses parents qu'il se met à pratiquer le sumo ou à la natation pour pallier à cette déficience. Et déjà très jeune, il est très attiré par le shintoïsme.

En 1900, il déménage à Tokyo et ouvre un petit commerce : Maître Ueshiba travail le jour et pratique le ju-jitsu le soir, ainsi que le Ken-jutsu (sabre). Après s'être remis de la maladie du béribéri, il entame un programme afin de gagner en force physique. Néanmoins, sa force exceptionnelle ne le satisfait pas et décide d'étudier le sabre sous la conduite de maître Nakai.

Après s'être engagé dans l'armée en 1903 et congédié à la fin de la guerre qui oppose la Russie au Japon, il étudie le Judo auprès de Maître Takagi. Il rencontre Sokaku Takeda en 1915 qui lui enseigne des techniques secrète de Daitoryu et obtient ainsi le diplôme de maître.

En 1919, alors qu'il se rend au chevet de son père, il fait une rencontre qui marquera un tournant dans vie : Wanisaburo Deguchi, grand maître mystique, avec qui il étudiera suite à la mort de son père en 1920.

Il comprend que le vrai Budo n'est pas de vaincre par la force, mais de préserver la paix dans le monde, d'accepter et de favoriser l'épanouissement de tous les êtres. De toutes ses rencontres et expériences naîtra l'aïkido, qui ne cessera d'évoluer et de délimiter son aspect unique.

En 1946, alors que les Américains ont interdit toute pratique d'un art martiale, Maître Ueshiba se retire à Iwama, où se trouve actuellement le sanctuaire de l'aïkido. Puis, suite à l'autorisation de reprendre la pratique en 1948, le nombre d'élèves ne fit que d'augmenter et l'aïkido prit sa forme moderne. C'est en 1969 que Morihei Ueshiba fait sa dernière démonstration avant de mourir le 26 avril.

On compte aujourd'hui plus d'un million de pratiquants dans le monde, dont 55 000 en France.

Objectifs

Les finalités de le la pratique de l'aïkido sont très ambitieuses, car elles impliquent de suivre une ligne de conduite différente de celles que nous connaissons et une attention permanente à nos actions sur tous ce qui nous entoure.

Car la particularité première de l'aïkido, comme certains autres Budo, est que la pratique n'est pas limitée au dojo, mais doit s'étendre sur la vie de tous les jours afin de donner du sens à la pratique elle même. Il doit être considéré comme un cheminement spirituel, une aide au développement du moi, et non comme un moyen de dominer qui que ce soit.

Ainsi, les attaques n'ont pas la priorité, car c'est la maîtrise d'un agresseur sans le blesser qui importe : arriver à mettre fin à une attaque sans même avoir combattu.

Le Budô n'a pas pour objet de vaincre un adversaire par la force ou par la ruse. Il ne vise pas non plus à conduire le monde à la destruction par les armes ou tout autre moyen illégitime. En régulant l'énergie de l'univers, le budô authentique ne cherche qu'à sauvegarder la paix dans le monde, à modeler la nature tout en préservant son identité. Dans le budô, l'entraînement équivaut à renforcer, dans son corps et dans son âme, l'amour des esprits (Kami), les divinités qui enfantent, préservent et nourrissent toute chose de la Nature.

Dans ces phrases de Morihei UESHIBA, il est mis l'accent sur la nécessité de ne pas répandre la violence et de préserver la Nature. Nature au sens propre évidemment, mais également notre propre nature, notre identité d'être humain.

Car pour ne pas vouloir dominé quelqu'un, et ainsi éviter toute violence, il faut se libérer de son ego. Celui ci fausse la perception du "moi", et nous fait oublier que l'intégrité d'un individu importe plus que nos motivations personnelles. La pratique de l'aïkido, à travers ses différents mouvements, nous rappel ces priorités.

Elle nous apprend aussi à savoir se "centrer" par rapport à tous ce qui nous entoure : un mouvement d'aïkido n'est efficace que si Tori est parfaitement centré, ce qui lui permet d'absorber l'énergie de l'attaquant. Cette règle s'applique également dans notre vie, car il faut le reconnaître, nous évoluons dans une société favorisant les plus agressifs.

La recherche d'un équilibre et la gestion des énergies extérieurs (travail, famille...) permet de se positionner et de s'adapter à la réalité. Ainsi, en ayant un centre fort et stable, il devient plus facile de prévenir toutes attaques, et donc, de faire faces aux pressions de notre société.

Enfin, la pratique de l'aïkido ne nécessitant pas d'une condition physique particulièrement élevée, chacun peut participer, ce qui permet de travailler avec des personnes de sexe et de gabarits différent (on estime que un tiers des aïkidokas en France sont des femmes). Loin d'être un inconvénient, cette diversité permet au pratiquant d'apprendre à s'adapter à son partenaire, et donc, à évoluer constamment.

Néanmoins, seul la pratique permet de saisir véritablement l'essence de l aïkido : nous conclurons donc sur cette phrase du fondateur :

Aïkido ne peut se résumer en écrits ou paroles sans dissertation inutile, la compréhension viendra de la pratique.